- Revenue Cloud Billing (RCB) est la brique de facturation native de Revenue Cloud (Agentforce Revenue Management) : elle transforme les commandes et usages en factures et avoirs, directement dans Salesforce.
- Elle gère les fréquences de facturation (mensuelle, trimestrielle, annuelle…), la TVA, les entités juridiques, les comptes comptables, les paiements et les relances.
- RCB repose sur les commandes et actifs de RCA : la qualité de la facturation dépend de la qualité du cycle devis → commande → actif.
- RCB ne remplace pas votre comptabilité : l'ERP (Sage, par exemple) reste généralement le système comptable de référence, alimenté par les écritures issues de Salesforce.
- Le quickstart RCB de Meir IT (10 000 € HT) couvre l'activation, factures et avoirs, TVA, entités juridiques, comptes comptables et auxiliaires, paiement et relances.
Dans beaucoup d'entreprises, la facturation est le maillon où tout se casse : le commercial signe un devis dans Salesforce, quelqu'un ressaisit la commande dans l'ERP, la fréquence de facturation négociée se perd, l'avenant du mois dernier n'est pas pris en compte. Revenue Cloud Billing vise à fermer ce trou en faisant découler la facture directement de ce qui a été vendu.
Qu'est-ce que Revenue Cloud Billing (RCB) ?
RCB (Revenue Cloud Billing) est le module de facturation de Revenue Cloud, la suite quote-to-cash de Salesforce désormais commercialisée sous le nom Agentforce Revenue Management (ARM). Il prend en entrée les commandes activées et les consommations, calcule des échéanciers de facturation, génère les factures et les avoirs, applique la fiscalité et produit les informations comptables associées. Il succède, sur la plateforme native, au package géré Salesforce Billing.
RCB fonctionne avec RCA (Revenue Cloud Advanced), qui gère catalogue, prix, devis, commandes et actifs. Pour la vue d'ensemble, consultez notre guide complet Revenue Cloud.
Comment fonctionne la facturation dans Revenue Cloud ?
Le principe est simple : on facture ce qui a réellement été commandé, et non une ressaisie.
- Le devis est accepté et converti en commande dans RCA.
- À l'activation de la commande, chaque ligne porte ses informations de facturation : type de vente (unique, récurrent, usage), fréquence, dates de début et de fin, conditions de paiement.
- RCB en déduit des échéanciers de facturation (billing schedules).
- Des traitements de facturation, planifiés ou lancés à la demande, génèrent les factures pour les échéances arrivées à terme.
- La facture est validée, envoyée, puis rapprochée des paiements ; les impayés entrent dans le processus de relance.
Un amendement (ajout de licences en cours de contrat, changement de niveau de service) ou une résiliation produit une nouvelle commande, qui ajuste les échéanciers : facturation au prorata, avoir ou complément selon les règles définies.
Factures et avoirs
RCB génère des factures à partir des échéances et des avoirs (credit memos) pour les annulations, les résiliations anticipées, les gestes commerciaux ou les corrections. Un point important pour les équipes finance : une facture validée ne se modifie pas, elle se corrige par un avoir. Ce comportement, conforme aux pratiques comptables françaises et suisses, doit être expliqué aux équipes commerciales habituées à « corriger le devis ».
La mise en page de la facture (logo, mentions légales, coordonnées bancaires, numéro de TVA, conditions de paiement) se paramètre par entité juridique. Les mentions obligatoires restent à valider avec votre expert-comptable, notamment dans le contexte de la généralisation de la facturation électronique en France.
TVA et fiscalité
RCB applique des règles de taxe à chaque ligne en fonction du produit, de l'entité juridique émettrice et du client. Les cas courants que nous paramétrons :
- TVA française à taux normal et à taux réduits selon les produits ;
- autoliquidation pour les clients professionnels de l'Union européenne ;
- exonération pour les clients hors UE ;
- TVA suisse pour une entité établie en Suisse.
Pour des besoins fiscaux plus complexes (nombreux pays, taxes locales), Revenue Cloud peut s'interfacer avec un moteur de taxe externe. Nous recommandons de partir d'une matrice simple, validée par la finance, plutôt que de modéliser d'emblée toutes les exceptions.
Entités juridiques et comptes comptables
Une entreprise qui facture depuis plusieurs sociétés (France, Suisse, filiale) déclare chaque entité juridique dans RCB, avec ses propres coordonnées, sa numérotation et ses règles fiscales. Chaque ligne de facture est rattachée à l'entité qui l'émet.
Les comptes comptables (comptes généraux de produits, de TVA, de clients) et les comptes auxiliaires sont associés aux produits et aux taxes. Ainsi, chaque facture et chaque avoir produisent des informations d'imputation exploitables par la comptabilité, sans retraitement manuel.
Fréquences de facturation et modèles de vente
| Modèle | Exemple | Comportement dans RCB |
|---|---|---|
| Vente unique | Frais de mise en service, matériel | Facturé une fois, à la date définie (activation, livraison…) |
| Abonnement récurrent | Licence SaaS, maintenance | Échéancier mensuel, trimestriel, semestriel ou annuel, terme à échoir ou échu |
| Usage | Volumes traités, appels API, utilisateurs actifs | Consommations valorisées puis facturées à chaque période |
| Jours-hommes / prestations | Accompagnement, formation | Facturé à la commande, à l'échéance ou à l'avancement selon les règles retenues |
Un même client peut combiner plusieurs modèles dans une commande. Chez Coptis, accompagné par Meir IT, les devis combinent abonnements SaaS et frais de setup, avec des amendements et des règles contractuelles, et la facturation suit la fréquence choisie par chaque client. Chez Memoritz, la facturation découle des commandes réelles, après une gestion de l'après-vente orchestrée par le DRO de RCA.
Facturation à l'usage (usage-based)
Pour les offres à la consommation, Revenue Cloud permet de recevoir les données d'usage (depuis votre produit, une plateforme technique ou un fichier), de les rattacher à l'actif du client, de décompter les droits inclus et de valoriser les dépassements. RCB intègre ensuite ces montants à la facture de la période. La clé d'un projet usage-based est en amont : définir précisément l'unité de mesure, la source de vérité et le moment où la consommation est considérée comme définitive.
Paiements et relances
RCB suit le statut de paiement des factures et le solde de chaque client. Nous paramétrons les conditions de paiement (à réception, 30 jours, prélèvement…), l'enregistrement des paiements reçus et un modèle de relance progressive pour les impayés. Les équipes commerciales et le support voient ainsi la situation financière du client directement dans Salesforce, avant un renouvellement ou une nouvelle vente.
Quel lien avec votre ERP (Sage, etc.) ?
RCB n'est pas un logiciel de comptabilité générale. Le schéma le plus fréquent :
- Salesforce (RCA + RCB) gère le devis, la commande, le contrat, la facture, l'avoir et le suivi client ;
- l'ERP reçoit les écritures (factures, avoirs, paiements) et reste la référence pour la comptabilité, les déclarations et la clôture.
Une autre option consiste à garder la facturation dans l'ERP et à n'utiliser que RCA. C'est le choix fait par Transvalor : les devis sont gérés dans Revenue Cloud avec leurs spécificités, tout en conservant le lien existant avec Sage. Le bon choix dépend du volume de factures, de la complexité des abonnements et de la maturité de votre ERP.
RCB ou facturation dans l'ERP : comment choisir ?
- Choisissez RCB si vous vendez des abonnements avec amendements fréquents, plusieurs fréquences de facturation, de l'usage, ou si la ressaisie entre Salesforce et l'ERP génère des erreurs.
- Gardez l'ERP si vos factures sont peu nombreuses et simples, ou si l'ERP gère déjà correctement des flux logistiques liés à la facturation.
- Dans les deux cas, RCA reste utile pour fiabiliser ce qui est vendu et transmis.
Si vous venez de Salesforce Billing (package géré), la bascule vers RCB fait partie d'une migration plus large, détaillée dans notre article Migrer de Salesforce CPQ vers Revenue Cloud Advanced.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que RCB dans Salesforce ?
RCB (Revenue Cloud Billing) est le module de facturation de Revenue Cloud. Il génère factures et avoirs à partir des commandes et des usages gérés dans RCA, applique la TVA, gère les entités juridiques, les comptes comptables, les paiements et les relances.
RCB remplace-t-il mon ERP ou mon logiciel comptable ?
Non. RCB gère la facturation client dans Salesforce, mais l'ERP (Sage, par exemple) reste généralement la référence comptable. Les factures, avoirs et paiements y sont transmis sous forme d'écritures.
Peut-on facturer à des fréquences différentes selon les clients ?
Oui. La fréquence de facturation (mensuelle, trimestrielle, annuelle…) est portée par la ligne de commande, ce qui permet de respecter le choix de chaque client. C'est ce que Meir IT a mis en place pour Coptis.
RCB gère-t-il plusieurs sociétés et la TVA suisse ?
RCB permet de déclarer plusieurs entités juridiques, chacune avec ses coordonnées, sa numérotation et ses règles de taxe. Une entité suisse peut ainsi appliquer la TVA suisse et une entité française la TVA française.
Peut-on utiliser RCB sans RCA ?
Non. RCB s'appuie sur les commandes et actifs gérés dans Revenue Cloud Advanced. En revanche, on peut utiliser RCA sans RCB et laisser la facturation à l'ERP.